Hier, c’était dimanche; un dimanche maussade, entre pluie, giboulées et rayons de soleil passagers. Je me suis mis à trier quelques vieilles photos, une occupation sans fin, car j’en profite pour numériser les meilleures. et les classer dans des répertoires dédiés de mon petit système informatique domestique. C’est l’occasion de laisser tourner de la musique en arrière-plan, dans une ambiance agréable.
C’est à cette occasion que j’ai entendu, puis écouté attentivement, « Days We Left Behind« , une nouvelle chanson de Paul Mac Cartney, préfiguratrice d’un nouvel album. C’est une chanson douce-amère, qui fait un peu penser à la mélancolie d’un « Yesterday« , mais avec une musique orientée vers la guitare acoustique et le piano, et une voix parfois un peu éraillée, comme si l’âge de l’interprète (83 ans) s’invitait dans l’exécution de la chanson.
Cette chanson raconte l’enfance, puis la jeunesse dans des environnements pas forcément favorisés, mais pas misérables non plus. Elle raconte le temps qui a passé pour l’interprète, et par extension, évoque aussi le temps qui a passé pour l’auditeur. Elle a le don de vous ramener à vos jours d’insouciance, à l’époque où l’on avait la vie devant nous. C’est une de ces chansons qui semble ne pas avoir d’âge, avoir toujours existé, à l’image d’un « Hallelujah » de Leonard Cohen ou d’un « Yesterday » de ce même Paul Mac Cartney. Elle n’aura probablement pas le même succès que ces monuments de la chanson anglo-saxonne, mais son caractère profondément introspectif ne pourra laisser l’auditeur insensible.
J’ai passé une partie de mon dimanche à écouter cette chanson, avec de longues pauses de silence et de rêveries. Paul Mac Cartney chante le temps qui passe, et cela ne peut laisser indifférent.