emosson

Barrage d'Emosson

privé, auberge


L'auberge du barrage d'Emosson ne peut pas vraiment être considérée comme un refuge de montagne. La journée, c'est la foule de touristes motorisés qui envahit la grande terrasse ou le réfectoire, et le service est digne d'un fast-food (le menu également d'ailleurs). Mais cet endroit a le mérite d'exister, et de se trouver dans un endroit que croisent de nombreux itinéraires de randonnée. De plus, il possède dortoirs et douches, deux composantes que des randonneurs savent apprécier quand ils les rencontrent.

L'accueil est on ne peut plus anonyme, et la nourriture servie à la carte, mais de qualité discutable. Les dortoirs sont raisonnablement confortables, et souvent vides, si des groupes ne séjournent pas dans la région. Les douches sont agréables si l'on a marché toute la journée, mais ceci ne justifie pas le déplacement. En revanche, et malgré le béton du barrage, l'auberge parvient à offrir un beau point de vue sur le Mont Blanc tout proche. Le barrage d'Emosson vaut le détour, mais pas pour y passer la nuit.

L'accès se fait facilement en voiture depuis le haut val du Trient; le parking est directement situé devant l'auberge; d'autre part, l'accès par les transports publics est pour le moins pittoresque, via le Martigny-Châtelard-Chamonix, un petit train menant au pied du barrage, et un funiculaire monorail qui mêne au sommet du barrage, mais ce type d' accès ne nous intéresse pas vraiment ici.

Le passage sur les chalets de Loriaz peut s'effectuer de deux manières : par le col du Passet en moins de deux heures, et par les traces de dinosaure et le col de la Terrasse en plus de quatre heures. On peut passer sur les Marécottes par le col de Barberine et le haut vallon d'Emaney, et sur Salanfe par ce même col de Barberine puis le col d'Emaney; ces deux cols nous gratifient d'une vue superbe sur le massif du Mont Blanc. On accède à la cabane du vieux Emosson en une heure et demie sans se presser depuis la pile du barrage.

Auteur : Markus Jaton
(02.2000)