Bivouac Fiorio

(CAI)

 

Le bivouac Fiorio est pratiquement idéalement situé pour qui veut effectuer l'ascension du mont Dolent depuis La Fouly ou depuis le val Ferret italien. Oui, mais voilà :

En conséquence, beaucoup d'ascensionnistes préfèrent effectuer l'ascension du Dolent en un jour, malgré l'effort considérable que cela implique. L'impossibilité de réserver alliée à la nécessité de se munir d'un pique-nique et d'un réchaud rendent ce refuge aléatoire : que faire si en arrivant à 17 heures, le refuge est déjà bondé ? Et ce n'est pas le tonneau métallique situé à proximité qui va beaucoup améliorer la situation. Sans compter qu'il faut également se munir d'un sac de couchage, car les couvertures (rares) sont souvent dans un tel état (moisissure, saleté, trous) que se pelotonner à l'intérieur relève du masochisme primaire. En conclusion, si l'on a décidé de passer la nuit au bivouac Fiorio, autant se munir également (en plus de l'attirail cité plus haut) d'une pelle à neige et de quelques couvertures isolantes : on dort mieux dans un igloo creusé en deux heures que dans un abri sale et bondé.

De La Fouly, suivre la combe des Fonds jusqu'à son sommet, et continuer plein Sud jusqu'au col Ferret. En cas de danger d'avalanches, prendre la route jusqu'au hameau du Clou, passer la Dranse et monter par les chalets de la Léchère, au-dessus desquels on retrouve l'itinéraire précédent. Du col Ferret, traverser horizontalement sur la droite (Ouest) une pente raide, qui peut être fort délicate en fin d'après-midi : il y a en effet une barre de rochers au-dessous, et les coulées ne sont pas impossibles. Ensuite, on monte en direction générale Nord-Nord-Ouest au-dessus du glacier de Pré du Bar. Le bivouac est bien visible sur une éminence.

L'absence de toilettes ou de lieu dédié à ce genre de besoin rendent les abords du refuge assez peu ragoûtants, certains week-end. Celui qui est chargé de la corvée de neige pour l'eau du café porte en conséquence une assez lourde responsabilité... En revanche, la position du refuge rend l'ascension du Dolent tout à fait confortable, sinon aisée.