Refuge d'Argentières

CAF

 

Le refuge d'Argentières est de construction relativement récente, et se veut d'architecture moderne. Le toit plat sert d'héliport, et le confort du refuge est assez sommaire. Ceci n'est pas le fait du gardien, assez sympa (du moins la dernière fois que j'y suis allé) en dépit d'une fréquentation prohibitive. Car il faut dire que le refuge d'Argentières a plusieurs caractéristiques faites pour plaire :

La fréquentation (parfois par des personnes n'ayant aucune idée de ce que peut être la haute montagne, à part les expériences vécues dans la disco d'Argentières) fait que plusieurs problèmes regrettables peuvent se faire jour dans le refuge. Ainsi, je suis venu au refuge une fois au mois de février, peu après une tempête de neige particulièrement violente. Le refuge n'était pas gardé, ce qui n'est guère surprenant à ce moment de l'année. Plus surprenant était le fait de trouver la porte du refuge grande ouverte ! Lorsque j'ai voulu pénétrer dans le refuge, j'ai pu constater les dégâts : la neige atteignait le plafond par endroits, et il m'a fallu creuser quelque peu pour dépasser le hall d'entrée, prévu normalement pour déposer ses souliers et matériel technique. Probablement que quelques touristes venus des Grands Montets ont consenti un effort exceptionnel pour voir le refuge de plus près (pensant peut-être y trouver à boire), et que dépités, ils sont partis en laissant la porte ouverte. J'ai signalé le fait au personnel du télécabine, à Argentières, mais cela n'a pas paru les intéresser outre mesure. Il ne faut pas s'étonner, en conséquence, si le confort est parfois un peu spartiate, du moins dans les dortoirs du bas : le bois dont est fait le refuge a eu l'occasion de se déformer à la suite de pareilles péripéties, et l'étanchéité n'est plus forcément garantie.

 

 Auteur : Markus Jaton
(03.2000 rev 03.2003)