Chamois

Col des Chamois

Situation :

Le col des Chamois est ce col bien visible depuis la vallée, à l’extrémité Nord de l’arête vierge, et qui domine le site de Plan-Névé. Sur la photo ci-dessus, le col est à l'extrême gauche de l'arête provenant du Grand Muveran. Sa situation face au Grand Muveran, la relative rareté de dangers objectifs, ainsi que la facilité d’accès en font un but de courses à peaux de phoques recherché. Aussi n’est-il pas toujours aisé de parquer son véhicule au bas de l’ascension, le week-end! La montée est tout de même longue, à moins de passer la nuit à la cabane Barrault; mais beaucoup effectuent cette montée en skis de fond, dans le cadre d’un entraînement à la patrouille du Muveran.

Difficulté : F- (D- pour la Poreyrette, D+ pour Plan-Névé)

Horaire :

Montée de 4 à 5 heures, Descente par la voie normale une heure. Le couloir de la Poreyrette demande une heure supplémentaire de remontée. La descente sur Plan-Névé et les Plans demande deux bonnes heures, et environ 5 heures si l’on remonte au col des Essets. La combinaison Chamois-Plan-Névé-Essets-Poreyrette est envisageable par des gens très entraînés, pour qui les horaires donnés ici ne sont pas forcément significatifs.

Matériel :

Peaux de phoques, couteaux; la course peut se faire en skis de patrouille, voire en skis de fonds. Piolet et corde pour la descente sur Plan-Névé. Le téléphone portable est utilisable presque partout, avec quelques “trous” sous le col, et dans le vallon de la Vare, si ce dernier est utilisé.

Période favorable :

Novembre à mai, parfois juin. Mai-juin pour les variantes “raides”.

Itinéraire de montée :

En montant en direction de la station de Villars depuis Bex, on passe au village de la Barboleusaz, où une route oblique à droite en direction de Solalex. En hiver, cette route est fermée immédiatement après une bifurcation en direction de Frience. On parquera donc les véhicules tant bien que mal en bordure de route, à proximité de cette bifurcation. On monte ensuite aisément en direction de Solalex par la route (possibilité de prendre un raccourci au niveau du deuxième pont sur l’Avançon). Continuer dans le fond du vallon (approximativement) après avoir bu un café à Solalex au passage (si besoin est); en cas de fortes chutes de neige ou de situation instable, se méfier des avalanches toujours possibles en provenance de la crète menant aux Diablerets, sur la gauche en montant : certaines années, l’avalanche traverse tout le vallon ! En cas de doute, mieux vaut s’abstenir. On traverse les quelques chalets d’Anzeindaz, et on poursuit d’abord en direction de la cabane Barrault, bien visible sur un promontoire. Si on ne s’arrête pas à Barrault, on peut gagner un peu de temps en visant un petit col à gauche de la cabane, vu d’Anzeindaz. En revanche, il est possible d’utiliser la cabane comme une étape où on passera la nuit. La cabane est souvent gardée, et appartient au groupe de skieurs de la section Diablerets du CAS. Le week-end, après entente préalable, il est possible de se faire servir un repas, voire une fondue sur demande.

De Barrault, gagner le col des Essets, depuis lequel le vallon de La Vare permet éventuellement de gagner les Plans-sur-Bex, puis remonter une large vire sous une falaise caractéristique appellée “rochers de l’Ecuelle”. La sortie de cette vire mêne au glacier de Paneyrosse, qui n’a plus de glacier que le nom, actuellement. On remonte généralement sous une barre de rochers qui coupe le glacier en deux dans le sens de sa plus grande longueur. Le col est bien visible, entre la tête à Pierre Grept et Pierre qu’Abotse.

Itinéraire de descente :

Il est possible de redescendre le long de l’itinéraire de montée, avec quelques variantes en fonction de la neige et des pentes les plus favorables. La descente reste alors très facile, et ramène sans problème au point de départ. Du col des Essets, il est aussi possible, par bonnes conditions de neige, d’envisager la descente du couloir de la Poreyrette : du col des Essets, on peut traverser sur la gauche en perdant le moins d’altitude possible, jusqu’à parvenir au pied de l’arète menant à l’Argentine. (En fait, descendre jusqu’à la cabane Barrault pour remettre les peaux de phoque près de cet endroit ne fait pas perdre beaucoup plus d’altitude !). On remet les peaux de phoque pour viser le col situé à droite de l’Argentine, entre l’arète de l’Argentine et la Tour d’Anzeinde. Depuis ce col, on surplombe Solalex. N’entreprendre la descente que par bonnes conditions de neige, car le couloir est avalancheux, et sa raideur le rend respectable. Au départ, il est déconseillé de manquer un virage. Au bas du couloir, la traversée de l’Avançon peut être problématique si l’avalanche n’a pas jeté un pont de neige convenable; on suivra alors la rive gauche jusqu’à croiser la piste de montée (composer au mieux avec la forêt).

Enfin, pour les extrémistes, il est possible d’entreprendre la descente sur le versant Plan-Névé depuis le col des Chamois. Les conditions de neige doivent impérativement être exceptionnellement bonnes, car la descente est très avalancheuse. Partir pratiquement à l’horizontale sous la Tête à Pierre Grept, en dépassant plusieurs barres de rochers, jusqu’à aboutir au sommet d’un couloir assez large et peu marqué (du moins vu du haut) qui coupe la face légèrement en oblique. Descendre ce couloir jusqu’à aboutir sur le glacier, où l’on coupe l’itinéraire de montée du col du Pascheu. Poursuivre plus ou moins selon l’itinéraire de montée à la cabane de Plan-Névé jusqu’au lieu dit les Outans. De là, il est possible de rejoindre le vallon de La Vare, soit par une traversée directe (méfiance !), soit en descendant encore un peu plus bas pour rejoindre le chemin d’été. Remonter tout le vallon de La Vare pour aboutir au col des Essets où l’on retrouve l’itinéraire du col des Chamois. On peut également descendre sur Pont de Nant et les Plans, mais il peut être compliqué de retrouver sa voiture dans ce cas ! Le plus simple serait d’emprunter le car postal jusqu’à Frenières, ou mieux jusqu’au Bévieux, d’où un chemin de fer nous ramène à la Barboleusaz.

La descente indiquée ici n’est pas la seule possible dans ce versant; en fait, j’ai même pu une fois remarquer des traces qui partaient directement sous le col ! La présence de barres de rochers multiples et considérables me font toutefois douter de la qualité de ce choix (probablement TD à TD+, peu raisonnable... mais bon, c’est mon avis...). La difficulté de cet itinéraire n’est pas son principal problème.