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Promenades dans la région d'AnzeindazAnzeindaz est le plus grand pâturage des Alpes Vaudoises, et constitue, aussi bien l'hiver que l'été, une mine de ballades, d'excursions, courses parfois relevées et même plus, presqu'inépuisable. L'hiver, le col des Chamois ou Tête Tsernou constituent des buts de randonnée à peaux de phoque pour tous les goûts, du ski de fond jusqu'au ski presqu'extrême. L'été, la meilleure période se situe vers fin juin-début juillet. Anzeindaz est l'un des plus beaux jardins de fleur qui se puisse imaginer, avec un nombre d'espèces différentes difficilement égalable. Pour parvenir à Anzeindaz, il faut tout d'abord, de Bex, puis la Barboleusaz atteindre l'alpage de Solalex. Facilement atteignable en voiture, cet alpage n'est pas non plus très difficile à atteindre par le train régional Bex-Villars-Bretaye, puis un bus navette menant à Solalex. Des personnes âgées, ou marchant difficilement peuvent néanmoins se rendre à Anzeindaz en utilisant un service de taxis-jeep tout à fait abordable leur permettant à eux aussi de jouir du site. A pied, on suit d'abord le "chemin des jeep" jusqu'à la première épingle, puis on continue tout droit par un raccourci très bien marqué en direction d'Anzeindaz. Une bonne heure suffit à atteindre l'un des deux refuges-restaurants d'Anzeindaz, le refuge de la Tour ou le refuge Giacomini. Sur un mamelon, 100 mètres plus haut, on peut atteindre la cabane Barraud, propriété du groupe de skieurs de la section des Diablerets CAS. De l'un de ces points de chute, les options sont nombreuses, et je ne les citerai pas toutes, mais seulement celles qui me paraissent les plus belles. Le lac des Filasses est un petit lac situé au pied de Tête Tsernou, et qui n'est visible que pendant quelques semaines au début de l'été, car il s'agit d'un lac de fonte, dont l'alimentation dépend de la fonte du névé descendant du Brotset. Du refuge Giacomini, monter en direction de la cabane Barraud, et traverser le plateau un peu marécageux qui s'étend derrière le refuge. Obliquer à gauche dans un petit vallon horizontal, en s'élevant progressivement sur la droite jusqu'à parvenir au fond du vallon, ou presque. Obliquer ensuite franchement à droite en direction de la falaise de rochers. Une heure trente depuis Anzeindaz suffisent pour atteindre le lac, mais souvent, les arrêts intermédiaires allongent les temps de parcours. Il faut dire qu'en saison, le spectacle des champs de fleurs est véritablement exceptionnel ! On peut ensuite gravir les rochers de l'Ecuelle pour admirer la vue sur les vestiges du glacier de Paneyrosse et Pierre qu'Abotse, puis on redescend par une large vire entre deux falaises de rochers, où il est très souvent possible de voir des lagopèdes. Au bas de cette vire, on peut rejoindre le chemin de montée. Derborence est un lieu célèbre entre tous, depuis que Ramuz y a fait situer ses écrits; la traversée d'Anzeindaz à Derborence est superbe et facile. Malheureusement, arrivé à Derborence, il faut revenir sur ses pas, ce qui est dommage, même si l'itinéraire est de toute beauté. Des personnes peu habituées à marcher peuvent néanmoins effectuer cet itinéraire dans ce sens, puis emprunter la poste et le train à Ardon (se renseigner sur les horaires de la Poste à Derborence) pour regagner leurs pénates. Une nuit à Derborence, dans le sympathique restaurant du Lac, avec fondue à la clé complèteront admirablement l'excursion. De bons marcheurs préféreront l'excursion qui est proposée ici, qui permet des vues impressionantes sur les Diablerets et les Alpes, et qui a le mérite de revenir au point de départ. Il faut maîtriser la marche en pierrier et sur névé pour se lancer dans cette magnifique ballade : pantoufles prohibées, souliers rigides conseillés, petit piolet, voire cordelette pas inutile en début de saison, et si des personnes moins expérimentées font partie de la course. Il est possible de dormir à Derborence : la course est alors physiquement assez aisée, et la nuit passée au bord du lac accroît le plaisir de la ballade. Depuis Anzeindaz, monter tout d'abord en direction du lac des Filasses, puis laisser le lac à main gauche pour s'élever dans un pierrier raide qui conduit au col du Brotset. Une petite barre de rocher au sommet du pierrier peut poser quelques problèmes à des personnes inexpérimentées : la cordelette sera alors bienvenue. Après la barre de rochers, monter encore en direction du col, à partir duquel on découvre le panorama exceptionnel sur les Alpes Valaisannes. Du col, on descend dans le vallon de la Derbonne, que l'on pourrait aussi remonter à droite en direction de la cabane Rambert (tour des Muverans). Le descendre complètement (chemin bien tracé) jusqu'au lac de Derborence. De là, un panneau indicateur près du restaurant indique le chemin du Pas de Cheville et d'Anzeindaz que l'on empruntera au retour. |